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MALBOUFFE ET GLYCATION, poisons des fonctions cognitives

Malbouffe et Glycation

La fréquence d’Alzheimer et du déclin cognitif précoce varie beaucoup à travers le monde. Les taux les plus élevés s’observent en occident et plus particulièrement aux Etats-Unis.

Le régime alimentaire est la cause privilégiée pour expliquer cette situation. Ainsi quand une population émigre vers les Etats-Unis et adopte le régime alimentaire américain, son taux d’Alzheimer s’accroît rapidement, quelque soit son origine.

Les japonais ont occidentalisé leur alimentation au cours des 50 dernières années, avec pour conséquences : une longévité qui plafonne et une fréquence d’Alzheimer qui explose.

L’exemple du Japon est encore plus flagrant. Longtemps protégés du mode de vie occidental et multiples champions du monde de la longévité, les japonais ont occidentalisé leur alimentation au cours des 50 dernières années, avec pour conséquences : une longévité qui plafonne et une fréquence d’Alzheimer qui explose (1) !

Des analyses similaires conduites dans des pays jusque là protégés d’Alzheimer (Nigéria, Brésil, Chine, Egypte…) conduisent aux mêmes conclusions : l’adoption du régime alimentaire américain, appelé plus couramment « la malbouffe », déjà largement impliqué dans le syndrome métabolique est une des clés du déclin cognitif.

Seules rescapées de cette tendance, peut être temporairement, quelques populations en Afrique ou en Inde encore très à l’écart du mode de vie occidental.

La surconsommation de viandes, de graisses animales et de sucres, qui accélère la réaction de glycation, est directement mise en cause dans l’accroissement du déclin des fonctions cognitives.

Au sein du régime alimentaire occidental, la surconsommation de viandes, de graisses animales et de sucres, qui accélère la réaction de glycation, est directement mise en cause dans l’accroissement du déclin des fonctions cognitives.

La maîtrise du déclin des fonctions cognitives passera par l’adoption à grande échelle du principe exprimé il y a 25 siècles par Hippocrate : « Que ta nourriture soit ton médicament et ton médicament ta nourriture ».

 

(1) : WB Grant. Using Multicountry Ecological and Observational Studies to Determine Dietary Risk Factors for Alzheimer’s Disease. Journal of American College of Nutrition, vol 35, 2016.

Photo ; nathanpask⠀